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Mon Cahier

Les Triplés – Les Tripés – L'Étripé

Publication 18 février 2013 par Free-World

Semences d'idée par "nt"

Par un beau jour de mai, une maman mit au monde trois magnifiques bébés. Certes, que ce fût une grande surprise d’apprendre qu’elle allait enfanter trois bambins. Avec un peu d’appréhension, il n’en demeurait pas moins qu’elle nourrissait déjà un profond amour pour chacun d’eux.

Quelques temps plus tard la naissance et de retour à la maison, maman jonglait telle une artiste avec la multitude d’activités qu’obligeaient les soins de sa progéniture. Bien que le travail eu été très important, les journées défilaient en toute sérénité. Elles avaient rapidement trouvé leur rythme. Il régnait une atmosphère douce et paisible où flottait un délicat parfum d’amour dans lequel il était agréable d’y venir s’enivrer.

 
"La peur". Mais voici qu’un jour, arriva une invitée surprise. La peur. Jusque là, chacun se laissait aller dans l’abandon de cet accueil maternel en toute quiétude. La peur, la peur du manque était venue frapper à la porte que les doutes avaient déjà quelque peu entrouverte. La peur, telle un fléau, allait venir tout bouleverser.

« Allait-on toujours avoir en suffisance, de la nourriture, pour chacun de nous trois ? N’y a-t il pas au fond que deux seins ? »…

Mais, la peur ne vient jamais seule. A sa suite, vinrent rapidement prendre place autour de la table deux autres compères pour venir partager ce repas d’incertitudes. Ainsi, on aperçut une suite d’évènements arriver en chaîne.


"La distance". Jusqu’alors, les trois bambins, tout aussi compères, étaient très liés et non moins solidaires. La distance, maintenant, entre eux était devenue la norme. Le détachement et un début d’indépendance marqua cette première étape.


"L’alliance". Mais la peur n’en resta, évidemment, pas là. Les alliances devenaient la suite qui découlait naturellement de la distance. Car la peur venait induire cette impression de solitude et de fragilité. Il devenait alors impératif de trouver des alliés pour se sentir invulnérable face à l’adversité.


"Le pouvoir". Et c’est à ce moment là très précis que ce sentiment de toute puissance fit sa première apparition. Le pouvoir circulait maintenant dans les veines. L’ivresse de cette invincibilité, permettait de braver tout obstacle, d’aplanir ce nouveau chemin qui se dessinait et qui nous mène vers cet esprit conquérant. Dès lors, il n’était plus l’heure à la compassion, mais bien à l’élaboration de stratagèmes, d’intrigues. Tout devenait bon à encore plus de pouvoir.


"La cupidité". Les plans, de mieux en mieux élaborés, allaient inévitablement inviter dans cette scène du dominant, dominé, la cupidité. Celle-ci avait l’avantage de bâillonner et d’enfouir au plus profond, cette peur du manque par l’abondance.

"La guerre". En termes de stratégies, la plus lumineuse fût bien naturellement la guerre. Le meilleur des plans doit pouvoir répondre à deux critères fondamentaux : simplicité et efficacité. Celle-ci allait battre tous les records. Cette nouvelle tactique allait permettre l’affaiblissement et l’asservissement pour une perspective d’enrichissement, dans le but de toujours plus de pouvoir.
Dans cet environnement de désolation, où ils se sentirent désœuvrés, des accords se concluaient pour reconstruire ce que les conquérants venaient de détruire.


"La dette". Sans ressource, l’affaibli n’avait de choix que de demander de l’aide pour sa reconstruction. Tout simplement, la formidable idée du crédit, suivi de la dette, apparurent sur la scène. Celles-ci avaient l’incroyable avantage de contrôler et de réguler le débiteur.


"La solitude". D’autre part, chacun se rendait bien compte de l’éloignement de leur être originel. Comment ? Par l’écoute de cette petite voix intérieure, que chacun essayait bien de taire mais sans succès. Elle demeurait là, comme une douce et continuelle plainte, comme la dernière étincelle de vie pour se rappeler à soi. C’est précisément ce jour là, que l’on ressentit la solitude.

Une nouvelle société était créée. Les fondements, sur lesquels elle se bâtit, furent la propriété, la spéculation, la compétition.

Alors que penser maintenant du regard, toujours attendri, que porte cette maman sur ses trois enfants. Elle, impuissante, savait pourtant si bien qu’en elle, subsistait l’abondance, où dans la confiance et l’abandon, chacun reçoit toujours plus que ses besoins.

Dans ses yeux d’amour inconditionnel, on peut y lire : « vous n’êtes que de passage ici, vous n’êtes que les locataires de ces bras qui ne demandent qu’à vous protéger et vous aimer» Comment peut-on alors s’approprier quelque chose qui ne nous appartient pas et qui plus est, de le monnayer ?

Si nous demandions à cette mère attendrissante, un seul conseil, comme si celui-ci serait un coup de baguette magique pour se réveiller de ce mauvais rêve…

Elle nous dirait : « Acceptez le pardon de la dette globale »


Au fait, j’ai oublié de dire que la maman s’appelle Gaia…

nt / fév. 13
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